Haman Mamadou s’ouvre au patronat grâce à la MIRAP

Le petit boucher de la petite bourgade d’Obala, dans le Département de la Lékié, région du Centre est désormais un chef d’entreprise depuis son partenariat avec l’Etablissement public Administratif.

C’est avec un sourire et une assurance impressionnante que Haman Mamadou, un producteur partenaire de la Mission de Régulation des Approvisionnements des Produits de Grande Consommation nous accueille au Marché Témoin Périodique de Nkolbisson, dans 7èmearrondissement de la ville siège des institutions camerounaises. Celui qui était considéré, il y a quelques années seulement, comme un petit boucher de seconde zone au quartier chauffeur à Obala, est désormais parmi les exemples à suivre dans son secteur. « Avant de connaitre la MIRAP, je vendais effectivement la viande de bœuf dans les marchés classiques précisément au marché d’Obala ou je réside. Je vendais en moyenne deux (02) bœufs par jour et je pensais que c’était le summum. C’est quand j’ai commencé à approvisionner le marché MIRAP en 2011 que j’ai compris que je n’avais pas même pas encore commencé à vendre la viande de bœuf, en fait ce que je faisais avant c’était de la débrouillardise comparée à mes ventes actuelles. » Rassure Haman Mamadou.

Un nouvel entrepreneur qui ne cesse de connaitre le succès grâce aux différents Marchés implémentés par la MIRAP depuis une décennie. Un patron d’entreprise a vu le jour sous le contrôle et l’encadrement continus de la structure de lutte contre les inflations des prix des produits de grande consommation. Une redistribution en totale adéquation avec l’ambition de la MIRAP. Une vision qui est celle de favoriser suffisamment la répartition des fruits de la croissance, notamment à l’endroit des populations rurales. Un développement inclusif des différentes couches sociales que le pays devrait davantage promouvoir à travers une répartition plus équitable de cette croissance pour qu’elle ne se limite pas qu’aux villes de Yaoundé et de Douala mais profite également aux petits villages des zones reculées. Cyprien Bamzok Ntol affirme à ce titre : « Les actions de la MIRAP ont la particularité de siphonner, en flux importants, les revenus de la ville vers les villages. C’est ainsi que sur 32 milliards 921 millions de F CFA enregistrés comme valeur transactionnelle totale sur les 3 603 marchés témoins périodiques et marchés forains organisés par la MIRAP de 2012 à Décembre 2020, environ 70% de transaction correspondent aux productions locales (produits animaux et végétaux). » Des propos du patron de cet établissement, manifestés sur le quotidien de Haman Mamadou, car le boucher emploie désormais une cinquantaine de personnes et continue d’augmenter ses ventes. « Je suis devenu en très peu de temps le partenaire principal qui approvisionnait en viande de bœuf. En un mois la MIRAP organisait 16 marchés forains et 02 marchés témoins périodiques dans la ville de Yaoundé et je vendais pendant ces occasions environ 126 bœufs. Ah oui 126 bœufs !Ma vie a changé aujourd’hui grâce à la MIRAP. » Le chef d’entreprise confirme la bonne tenue de son business. Une croissance de son activité qui va désormais au-delà des différents points de vente de la MIRAP. En effet, le boucher reçoit des commandes à domicile et celles relatives à de grandes cérémonies ministérielles. Une réussite qui résulte de cet accompagnement effectué par la MIRAP depuis 10 ans en faveur de ses milliers de producteurs et de ses fidèles consommateurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *